Avoir vu au pli du coude quand tout est fini. La terre tremble d'un cil brûlé. Les grilles les coups Armée d'un signe la mer descend chez toi sous la peau mendiante blessée ligotée.
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oubli 13
Adore. Rougis tes poignets. Quand tu manges dans ma main. Choisis la note qui crie le refrain des ongles vifs. Le sucre évanoui attends. La poussière des pavés. Ce qui pousse. Entends sous les peaux coincée la gueule fracassée du chant. Sauvage le battement de la pluie.
oubli 12
La forêt. La grande comme un linge mouillé. Ce que tu entends et qui te renverse. Celle que tu n'entends pas et qui te renverse. Où tu as perdu. Où la peur muette. La nourriture. Fougère tatouée sur la langue. Là où tu fuis. Le dos posé dessus la plainte le vent que tu as vu.
oubli 11
Le mercredi je fais anniversaire. Je cours à la décharge voir le genou abimé des roses. C'est tout nouveau. Là-bas le feu juste flou. Dans ta main regarde la ligne courbe de la soif.
oubli 10
Dieu est tombé de sa chaise. Sa chaise en bois. Il a glissé à ton côté. A l'éternel chassé de plumes Au voleur oublié. Il a donné sa peau vendu ses vêtements trop grands. Au regard simple du chien. On pense à ce qui vient. Je lècherai ton dos quand tu te lèveras.
oubli 9
Quand tu te mets tout contre A l'entrée du jeu Sur la piste où glisse l'abandon. La lutte brillante de tes mains. Trouve la caverne les secondes un silex la nuit des revers. Une goutte d'huile sur la langue.
oubli 8
J’avais rien sur moi. Juste derrière la table, dans l’angle d’un repas inachevé, la lente moisissure. J’avais perdu la clé. Foudroyé. Rongé. Je rampais à ta bouche. Deux mâchoires terrifiées. Je me souviens d’une vie tendue comme un linge.
oubli 7
Le matin a quitté ses lunettes. Une traversée au bord des yeux. Toute une aube. Un plongeon salé, des heures perdues. J’ai rêvé de toi, tu peux le prendre dans les deux sens le 600 mètres, 12 nages au souffle une prière. J’aime la bouche du jour elle m’appelle par mon nom.
oubli 6
Hiver de sable sous la coupe du gel. Le jardin se fend dans l’orage boueux. Mes mains te baisent fouillant l'humus. J'oublie la pente le dos creusé. Crève la peau l'immense peine.
oubli 5
Ça sent la lutte la détresse à la ceinture. C’est l’armée du pire accordée à l’ombre sous ta peau. Qui te donnera le blé ? L’or ? Le sang neuf du secret ? Alors ton âme goûtera la douceur clandestine, la fleur à la chair fraîche. Elle aura une odeur de soir, mûr, et abritera les grands oiseaux migrateurs.