oubli 45

Chaque jour
creuser sous l’arbre

la bible de ton corps.

En boucle épuisée.

Priant 
aux ongles 
le pauvre soupir 
mon courage en laisse.

Ramasser la pourriture
la vaisselle froide
l’odeur de cuisine.

Soulève la musique.
D'un seul éclat.

Pousse le couvercle de la nuit
mes mains sales du doute.

Je tiens ton pas
au rythme de mes silences
sans réserves.

A chercher l'air vivant
la légère messe du matin.

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